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On a tendance à l’oublier, l’Europe est avant tout un continent, une entité géographique, et pas seulement un regroupement économique de pays sous une bannière étoilée à la connotation religieuse qui n’échappera à personne. Plein de ses histoires, de ses cultures multiples, ce continent où le brassage est une force que d’autres considèrent comme un virus mortel s’est toujours construit via des zones de confluences par lesquelles les idées, et pas que les marchandises, finirent par se mêler, sans faire une, car en Europe, pas celle des économistes, un plus un ne fait pas deux, mais trois.

C’est avec cette force que les fleuves naitront, et celui de THOT en fait partie. Neuf fleuves de notre belle Europe sont ici magnifiés dans un tourbillon. Les embarcations aux étendards aussi divers que le post rock, le rock industriel, navigueront sur ces neuf artères vitales du continent, avec la ferme intention de ne pas chavirer en dépit des remous et des confluents pervers et aspirateurs des grands fonds. Parfois la navigation de THOT se fera via un pilotage automatique version estampillé Muse, mais l’instinct reprendra toujours le dessus.

Mettant à l’honneur sans sortir le tapis rouge et le héraut, THOT invite en bousculant (Samara) en évitant la noyade, mais pas les remous.

THOT nous présente une Europe bousculée, mélangée, bandante et pleine d’une vie pas épargnée par les souffrances, les rages et les espoirs. Le groupe avance comme un Viking en conquête, non pas avec le secret espoir de tout détruire, mais avec celui d’être un des multiples petits canaux qui alimentent un cœur bien malade. Putain putain c’est vachement bien….




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