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Découvert via un split avec l’excellent Hanna Trance, Deschannel revient avec sa tête cabossée de recevoir autour de poussière d’étoile. La formule deschannel est assez simple, synthé mérovingien, beat hip hop et dégradation sonore pour ne pas nier l’écologisme de cette musique. On parlait il n’y a pas si longtemps de cerveau dans la bouche, que devrions nous dire de la tête de Deschannel. Un cerveau sur le 220, une carte son pour ne pas perdre une miette du bruit du vent, et des neurones claviéristes dans un environnement macabre. Sans imposer le calvaire de l’abrutissement par la redondance, Deschannel signe une œuvre poétique et mélancolique dans un champ de diodes. Pendant les cinq minutes de « they recite » il mettra Moby à la retraite (ou à la morgue des voleurs ?) et Roudoudou dans une boite à farce et attrape. Quand certains ne pensent que texture, lui pense mélodie et recherche du plaisir auditif. C’est peut être un détail pour vous, mais pour lui c’est la base de tout, donner du style à une musique qui pourrait en manquer cruellement. Pas un hasard que Ween ou Neil Young soient parmi ses références, car il partage avec eux le même soin à ne pas tomber dans ce qui pourrait paraître comme de la facilité, sous prétexte que tout est à porté de main. Au bas d’un pommier Deschannel, ne prendra jamais la pomme succulente des premières branches, il échafaudera une échelle fin de regarder si plus haut elles ne sont pas meilleures encore. Après Angil et Broadway, Deschannel nous montre que Saint Etienne n’est certes plus la ville du foot, mais que les talents eux sont toujours très verts. Okay.




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