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Il aura fallu un film pour nous faire croire à la possibilité d’un retour vers le futur possible, enfin plutôt un aller simple vers le passé, le présent étant tellement morose depuis de début de ce nouveau siècle.

En musique ce grand saut, ce pas en arriére est aussi enfantin que de se prendre pour le sauveur du monde quand on habite dans un pays où le futur semble aussi obscurcis que l’avenir de l’eau pétillante dans la nouvelle république qui accueille Depardieu.

Cuzo est une de ces machines à remonter le temps, et le point d’arrêt sera pour les barcelonais, non pas l’avènement de Johan Cruijff, quoique la coiffure du génie hollandais ne devait pas être éloigné de la musique, mais plutôt la grande époque du psychédélisme, d’une forme d’apogée de la guitare qui parle (parfois un monologue peut être casse noisette) et qui parfois danse (le très bon tunnel).

Si on excepte des sonorités électroniques qui ne sont pas d’époque, les Cuzo arrivent à nous emporter, non sans un brin de scepticisme, étant autant attaché à cette musique qu’un footballeur à un club. Mais comme dirait un djeun’s, ça le fait cette affaire. De la pochette, aux attitudes en passant bien évidement par le jeu guitare batterie, la pincée de synthé, le psychédélisme reprend le droit d’exister sous une bonne facture.

Je ne vous cache pas que mon retour vers le présent se fera rapidement, mais pour les amateurs du genre, une escapade dans ce monde des montées sans échelle pourrait être une bénédiction.




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