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Le Hip Hop est mort, vive le Hip Hop. Sur les cendres encore fumantes d’une musique qui s’est perdue dans le business aussi rapidement qu’un joueur de rugby goutant au sponsoring et au gel sucré, ce duo italien au nom obscur explose les règles du double H, en faisant une musique orchestrale, multicolore, totalement éloignée des scléroses des écritures séminales. En onze titres et autant de styles différents (le cinéma devrait bientôt s’intéresser aux signataires du grandiose « Background Foreground ») Quakers & Mormons propulse le Hip Hop dans des cimes insoupçonnés. Nous n’irons pas jusqu’à dire que ce Evolvotron aura le même impact à sa sortie que le premier Massive Attack, plus la même époque, mais avec pas mal de paires d’oreilles attentives le disque devrait être une des belles surprises de cette année. Si l’écoute de « New York Town » présent sur le volume 25 des compilations ADA procure le même effet sur vous que sur moi, il me paraît urgent pour vous de vous plonger dans le reste d’un disque qui repousse sans cesse ses limites. Véritable cross over dans ce qu’il peut procurer de mieux, « Evolvotron » trébuche à de rares occasions comme sur « Down Is Up », titre flémard et sans imagination, choquant après l’introduction splendide de « Dancing In Th Mud ». De « Bog » aux teintes asiatiques à « Louder Than Bombs » mettant Tricky à la retraite à l’entrainant et scintillant « Speechless Silence » (meilleur titre du disque) jusqu’au contrarié « Taste Of Poland » qui devrait écorcher certaines oreilles puritaines , ce disque doit bousculer les ordres établis. En cette période de carême ne faites pas d’impasse sur ce disque, une musique noble nourrissant l’intellect et réunissant des opposés, ce qui est une belle œuvre par les temps actuels.




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