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Il y a deux ans note-book nous fichait une belle frousse. Nous y croisions les enterrés vivants du premier album de Cat Power, nous y percevions le froid humide d‘un automne dévasté, nous en sortions en apnée, à la fois subjugué par cette musique non loin de la peinture de Edvard Munch et transi par le froid qui se dégageait de celle ci. « Winter In The Room » a déjà fait changé de saison à Tazio & Boy comme son titre l’indique. On ne devrait pas s’y réchauffer plus, mais on devrait y trouver la pureté des paysages d’hiver, les aspérités noirâtres habillées d’un manteau neigeux qui gomme l’impureté. Si la gémellité de certains titres avec l’œuvre de Chan Marshall (Where Are Our Dead Dear’ Flowers Gone) est toujours évidente, cette fois ci Tazio & Boy jouent au coin d’un feu dans un chalet, et si le froid arrive c’est par l’entremise de pensés arrivant d’une fille des montagnes et du froid, l’autrichienne Soap & Skin. Mais le froid, à l’instar d’un Horizon salvateur d’un Dominique A se cherchant, Tazio & Boy va trouver dans les grandes étendues blanches (le sublime Lonely River) la force de construire une musique folk tout à la fois boisé et technologique, arrivant à faire se rencontrer Low et des machines (Asunder). Fier comme le rapace qui trône sur le disque, Tazio & Boy tout en gardant sa tristesse dans le sang, parvient à la sublimer au contact d’un froid glacial, lui donnant des reflets de l’arc en ciel quand le soleil s’oriente vers elle. Peut être plus en accord avec une notion de partage, ce nouvel opus de Tazio & Boy est une belle rencontre au milieu d’un hiver rude, de celle que l’on fait pendant une belle ballade en forêt, quand un animal les pates dans la neige vous rappelle que derrière la rudesse il y a toujours de la beauté à lui opposer, et Tazio & Boy semble l’avoir compris.




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