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Nous les avions connu Toulonnais, participant à une de nos compilations, avec un titre comme une invitation à une foire délibérément dangereuse. Nous les retrouvons au Canada, avec ce qui semble bien une vraie tentative de rendre l’état hallucinogène obligatoire, une tendance. Tels des derviches tourneurs du son qu’ils sont, les Minay May construisent des tournillons musicaux, au centre desquels l’air est inexistence, où la seule façon de respirer et de bouger pour dilater les pores de sa peau. Comme il est suggéré dans le cataclysmique et ravageur « Heavently Priorities » rien ne meurt à partir du moment que l’on s’adonne à l’amour pour toujours. Et l’amour « Skylarking » en est remplit, un amour physique, complètement débridé, une sexe party entre rock et électro, entre psyché et progressive, avec comme moteur directeur une pop élastique. A l’image d’une époque sans repère, Mina May explose les atomes, ravage les corps, désenclave l’infiniment petit le mettant sous une loupe trop brulante pour nos yeux. Irradiés que nous serons, à l’image de « Evil Sons » l’unique alternative sera d’avancer comme eux, marchant comme un enfant ivre de fatigue, mais hilare de tenir encore debout. Donc si vous souhaitez répondre à cette question importante « 21st Century What ? » écoutez Mina May et son cirque à l’échelle impossible à graduer, une orgie musicale, suffocante, mais indispensable.




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