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Mes amis, le garage est de retour. Un garage technologique, mais avec du cambouis partout, des tonnes de cambouis. Enfant du punk, le garage n’est pas seulement là où l’on répare les mécaniques usagées, c’est aussi là que l’on bichonne de rutilantes machines à faire vibrer bien plus que l’asphalte. Tentacles n’est pas un album garage, Tentacles c’est le bruit que ferait un homme en dessous d’un gros véhicule alors que le cric lâcherait, et qu’il se trouverait coinçé en dessous, avec comme unique façon d’appeler les secours, d’hurler ou de pianoter sur un clavier. Tentacles a un nom comme son son, un nom énorme, une mythologie à lui seul, une manière unique de rentrer dans l’épopée de la vie par la grande porte. Décapant, grinçant, toujours sur une corde raide qui irait des Doors à Husker Dü ou Sugar, Cystal Antlers peut légitimement marquer les mémoires, et pas seulement par le grandiose « Memorized » pierre angulaire de ce disque, cyclone insurpassable, montée des eaux subites, avalanches improbables. Tentacles est une nouvelle genèse, un point d’ancrage alors que dehors la houle est sévère. On ne pourra pas se remettre de ce psychédélisme musclé, on ne voudra pas le faire, Tentacles fait table rase d’un passé sur lequel le groupe marche. Gigantesque.




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