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« Je ne suis pas contre vendre des disques, mais je suis contre vendre des disques de merde. » c’est Toby Frontman qui le dit, leader de Hatcham Social, meilleure nouvelle pop nous arrivant d’Angleterre depuis des lustres. Sidéré par l’ouverture "Crocodile" & "Sidewalk" de l’album, j’avais décidé de laisser tout cela reposer. Des guitares mélodiques et hargneuses, une basse qui rebondit avec une régularité qui évite les KO digne d’une partie de squash avec un handicapé moteur, et un chant dans la grande ligné des Smiths, des charlatans, de Ride ou de James. Hatcham Social respire la pop rock anglaise qui aura fait les beaux jours du Melody Maker, sans lui amener de la modernité inutile pour autant. Les références sont assumées de façon étonnante, comme sur "Murder In The Dark", morceau qui permettra au « Dog Man Star » de Suède de connaître une seconde jeunesse méritée. Capable de changer de registre, le Hatcham Social s’aère l’esprit et l’espace, comme sur un Superman sans muscle, mais avec un costume moins ridicule et des muscles partis s’oxygéner ailleurs. A l’image de la scènes de Manchester des années 80 90, Hatcham Social mélange social et musique, littérature de rue et textes lus, comme sur « Jaberwocky » pièce étonnante dans un ensemble dont la cohérence vient de son esprit de liberté et de ses références. Inutile de lutter contre « My Opinion » Hatcham Social redonne de la couleur à une pop anglaise qui se prend actuellement le drapeau dans les roues d’un rock’n’roll roll sans saveur. Coup de cœur pop absolu de cette année.




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