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Un soir de session chez Lenoir, un groupe que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, jouait avec comme unique source de lumière les veilleuses qui vous indiquez l’endroit vers lequel vous dirigez, si un feu se déclenchait. Si The Blue Seeds se déplaçait au studio 105, nulle doute que dix après, l’ombre de Mazzy Star (A Quick Killing in Art) planerait au dessus de la scène, et que les veilleuses pourraient même être éteintes, car il pleut sur The Blue Seeds. Originaire du Canada, le groupe tourne autour de la voix d’Amélie Laflamme, plongeant celle dans un univers qui irait du western et de ses grands espace et des univers presque lynchéins (« Lost Highway » comme la rencontre entre Calexico et Hope Sandoval une nuit bleue). S’installant sur un faux rythme, les chansons de The Blue Seeds deviennent obsédantes. Le corps et l’esprit sont comme anesthésiés par cette rythmique hypnotisante, l’ensemble sur un lit de guitares trouvant des échos là où l’on ne soupçonnerait pas qu’un son puisse rebondir, du côté d’une country fréquentable. Mais attention ce disque de The Blue Seeds n’est pas une plante sans sève, un titre comme « That Night In Amsterdam » pourrait même être un des hymnes indie pop rock de ce printemps, ramenant le soleil sur les crinières au vent de l’armada flamboyante de l’’Ajax de Cruiff. Disque impeccable de bout en bout, The Blue Seeds est une étoile brillante qui pourrait suffire à elle seul d’éclairer nos vies, comme cette veilleuse. Luminous time.




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