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Françoiz Breut est devenue en trois albums quelqu’un qui compte dans le paysage de la chanson française, bien plus importante que ne le laisse penser la couverture de ’Une saison volée’, où elle ressemble plutôt à une adolescente malicieuse. Françoiz Breut sait bien choisir ses collaborateurs, et elle sait également s’approprier les chansons que lui offrent des gens comme Jérome Minière, les frères Herman Düne, Fabio Viscoglio, Philippe Poirier et bien sûr Dominique A. Ce nouvel album se situe dans la continuité de l’album précédent ’Vingt à trente mille jours’, avec de délicates chansons survolées par la voix mi-parlée, mi-chantée de Françoiz (les textes évoquent pour la plupart les relations homme/femme). Mais on trouve aussi quelques chansons qui s’aventurent dans une autre direction, comme le morceau ’La vie devant soi’ chanté à deux voix, ou le morceau ’La boite de nuit’ avec ses nombreuses boucles. Le sommet de l’album me semble être le morceau ’Ultimo’ chanté en italien, une superbe ballade au rythme sautillant. On retiendra aussi ’Please be angry’, tout en rupture avec ses éclairs de guitare, et le premier vrai morceau de l’album ’La certitude’, impeccable morceau rock construit en trois temps. A la différence d’autres artistes, Françoiz Breut ne vis pas (uniquement) de ses disques, au quotidien elle est illustratrice de livres pour enfants (de pochettes de disques parfois). Le résultat, c’est quatre petites "chansons illustrées", dans la version cartonnée du disque. Très joli, décalé.