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Ce sont deux disques de Jonathan Benisty qui nous seront arrivés en même temps, deux démarches quelques peut différentes, l’une très proche de la chanson française, oscillant entre le meilleur de Louise attaque et le pire de Raphael (pléonasme). Mais c’est l’autre versant sur lequel nous nous attarderons, celui moins hospitalier en apparence des « Variations De L’ether ». Sur cet album pas de mots, la langue est priée de rester dans le chloroforme, la musique se suffisant à elle même. Sans connaître le passé de l’auteur, on parierait presque qu’il a passé une bonne partie de son enfance et de son adolescence dans une maison à la campagne, tant son disque regorge de bruits comme sortis d’une maison loin de la pollution lumineuse ou sonore, un endroit dans lequel les objets et les meubles semblent vivant. Si l’on excepte « Les Yeux Bandés, véritable verrue dans ce tableau que ne renierait pas Agnes Varda, ce disque donne aux clochés, aux horloges, à la pluie au vent, au bois, la possibilité de chanter, sans jamais faire entrer le disque dans un concept souvent proche du grand guignol, concept qui consiste à faire de la musique sans les instruments. Non « les variations de l’ether » est un vrai disque, une vraie création musicale, dont les chanteurs sont des choses ou des pensées ou des voluptés magistrales (« La Traversée). La vérité des choses




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