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Cousin musical de Myguk, Mon est à la possession ce que ton est à l’envie, sauf que l’envie du mon n’est pas si éloignée du ton. Un brin philosophique ou en rappel de la lente agonie de Raymond Devos, parler de la musique de Mon c’est comme parler de peinture à un aveugle, il faut réussir à y mettre les formes, en ne racontant pas ce qui est du domaine de l’inconnu. Certes la musique de Mon n’est pas la révolution à portée de bourse. Mais Mon est loin du stéréotype postrockien qui va de Mogwai à GYBE sans passer par la case inspiration ou par le long trajet de la narration sans les mots. Là je me plante deux secondes, car vous ne voyez plus rien, du mon du ton de la révolution et puis le post rock comme écran de fumée à un aveuglement passager. C’est assez simple de vous parler de cette musique en fin de compte car elle offre à l’imaginaire le droit de coller les images de son propre renoncement, quand la fatigue exige le repos de l’âme. Des grands mots pour Mon, une digression lente vers ce que l’on appelle le talent. Le bonheur d’exister.




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