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La barre avait été placée très haut avec le remarquable « a life on standby », nous parlions même de chef d’œuvre. Trois ans après c’est avec un album au nom étrange que le quatuor belge nous revient, remplit des promesses de leur troisième album. C’est avec un très long morceau que s’ouvre ce nouvel opus. « My fair lady Audrey » ne sait pas se donner facilement, tantôt hypnotique, tantôt rageur, il ne facilite pas son appréhension. Il faudra attendre la basse du très beau « the number one play of the year » pour prendre nos repères. Si « planes » n’est pas sans nous rappeler un Mercury Rev (comme ce sera le cas sur le magnifique « the story was best left untold »), « ryunosuke » est une ballade vaporeuse qui s’éclaircie sous l’effet d’une guitare pleine d’un souffle épique. C’est avec « in time » que Mud flow pourrait se targuer de tenir un tube. Single en puissance, « in time ballade sa grande carcasse avec la légèreté d’une plume. Que dire de « trampoline » et de son riff de guitare accrocheur qui permet de quitter la monotonie relative d’un chant fatigué. Pour ensoleiller le tout, une fanfare prendra la suite, tout comme le « monkey doll » qui est une petite sœur du « shinny happy people » de REM. C’est une jolie valse qui suivra, certainement pas la dernière. En son terme le groupe draguera le fuzzy de Grant Lee Buffalo, une façon identique de chanter, de faire durer les syllabes, comme un charmeur de serpent sur le sublime et planant « the story was best left untold » et le mélancolique « shooting star ». Avec ce challenge relevé avec brio, Mud Flow pourrait enfin trouver un écho ici.




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