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Hvitur & Kubbii sont un trio qui ne veut pas mourir et qui bien plus nous veut du bien. Dans le monde de hvitur & kubbii les moutons volent grâce à un mécanisme à remonter. En volant les moutons peuvent voir loin, là où grandady vie. Vous allez me dire, l’autre il a encore abusé, et bien non. On nage en plein entre le monde de l’enfance et les craintes de la vie. Jamais naïf le disque prend vite des allures de caverne d’Ali Baba pour les adeptes de la fêlure comme raison d’exister. Les influences sont réelles, de gandaddy (chained by the fantasy / muse) ou Air, H &K cultivent une pop barrée qui se défend face au basique. Le disque se construit sur des ruines, mais toujours dans un souci de clarté, rien ne devant être obscur. C’est Maybe one day qui nous chamboule de partout tout en nous dorlotant. On finirait pas ne plus rien voir d’autre et se sentir comme au milieu d’un dessin animé sans le vide comme décors. Tout est dessiné pour nous émouvoir et nous distraire, alimenter notre désir (it happens again) et nous pourvoir en une denrée rare l’émotion brute (farewell). Comme unique signe de laissé au hasard, le duo termine toujours ses morceaux de façon à ne pas finir réellement, choisissant l’échappée belle au point final. Ce point final sera celui d’un vocoder aussi attendrissant qu’un enfant appelant au secours (guilt all around my heart). On clamera alors que nous non plus nous ne voulons pas mourir, que pour nous aussi les nuages se sont des nuages à remonter, et que nous aussi nous voulons des chansons comme H & K en dispersent, même si parfois elles font couler des larmes. Mélancolie et infinie tendresse.




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