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Retour (enfin) du seul compositeur a qui nous confierons nos enfants. Pas manichéenne la musique de Pascal Ayerbe inclus ce qui dérange, inclus ce qui fait fuir les têtes bien pensantes mais aussi les adeptes de la pensée unique et catholique. "La tête en l’air" nous ferait presque oublier que cette musique est avant tout pour les enfants. Les zigouiguis les waïe non loin de la cousine la linéa pullulent et s’échappent d’une ronde infernale qui voie les enfants de Calexico jouer avec la même conviction et le même ressort que les grands. "La tête en l’air" est un conte dans lequel on aurait perdu les bonnes manières, lâchant des vents comme on dirait bonjour sans pour autant manquer à la fois de respect ou de tact. Un cirque qui tomberait en ruine mais dans lequel les numéros se poursuivraient, une alchimie parfaite entre les folies jubilatoires de Goran Bregovic en vacances avec Kusturica, et les frères Jacques faisant des coups pendables aux habitants du manége enchanté. J’ai relu ce que nous avions pu écrire ici sur le premier disque de Pascal, mais aussi la réaction d’une internaute sur son blog, me prenant pour un fou. Sachez jeunes filles que la folie est souvent le sentiment que l’on rêve souvent d’avoir mais que le confort de la bienséance nous empêche d’avoir. Il n’empêche que Pascal Ayerbe et son toys orchestra à la folie créative, l’intelligence de créer des ponts (le bal des sirènes est le premier morceau adulte pour enfants) le pouvoir d’à la fois nous grandir et de nous libérer. A ceci il n’y a qu’une reponse….merci.

Depuis la chambre




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