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L’enfant est fragile mais aussi froid face au monde, n’étalonnant rien, ne connaissant pas encore l’esprit de la compétition qui le conduira plus tard a se protéger grâce à des concessions faisant de lui un homme. D’ici sa puberté Kenosha kid aura l’occasion d’afiné son regard et de faire flancher une écriture parfois lourde, parfois hésitante mais surtout naïve. On aimerait d’autres mots sur ces formidables séquences sorties d’un hall d’aéroport, d’une chambre à Tokyo, ou bien encore de la plage de Brighton. Disque fourre tout à la Moby (le sinisme commercial en moins c’est évident) disque bancal comme un bon Beck (des conneries), Kenosha kid ne nous dessine un mouton qu’à condition de lui ouvrir en grand la porte de nos âmes, histoire de les asperger d’un antiseptique vicieux. Disque fleuve, kenosha kid frise l’indigestion tout en frôlant le crime parfait. Il est évident que ces lignes de basse ne resteront pas lettres mortes, que ses atmosphères ne seront pas mises sous cloche. Monsieur Kenosha kid des conneries comme les vôtres j’en ferais bien les miennes votre fraîcheur en plus. Coup de cœur.




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