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Qui a peur du grand méchant loup chantait le chaperon rouge avant de faire la connaissance des canines aiguisées du roi déchu de la forêt. Qui a peur de la guitare bavarde chantais je encore hier, ayant toujours eu des conflits avec les guitares héros qui branlottent leur guitare plutôt que d’astiquer leur femme. Pron flavurdik loin d’être un guitare héros, est avant tout un façonneur d’images mentales, filant la frousse, simulant l’orgasme de la rencontre avec un platane avec la dextérité d’une bâtisseuse de château en allumettes. Derrière un son parfois lourd, derrière une rythmique pouvant se faire à la fois volubile ou timide, Pron flavurdik dispenserait presque les adeptes de l’au-delà de livre saint. Pron doit trouver ses maîtres dans le cinéma plus que dans la musique, filant le parfait amour avec le cinéma de Murnau ou les élégiaques parties de jambe en l’air du cinéma érotique du début du siècle dernier. Certes le grand écart est surprenant, mais une musique qui se veut aussi ronde et pointue est une musique surprenante. Une grande méchante addiction.




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