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  • 10 novembre 2009 /
    Liars
    “they threw us all in atrench and stuck a monument on top” (Labels)

    rédigé par Gérald de Oliveira
    28 votes
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On nous l’annonce depuis des années, mais ce sont des menteurs qui enfin disent la vérité. Le punk est de retour. C’est sanglant, c’est limite rebutant mais cela déchire (comme les d’jeunes). Un cinglant coup de poing dans la tronche de cette génération élevé aux punk FM, vendeurs de T-shirt de hockey et de bermuda large. Liars reprend les choses sérieuses, là où les clash entre autres les ont laissés. D’entrée The Fall est invité à South Park pour un pugilat entre Cartman et Mark E.smith (grown men dont fall in the river, just like that). Entrée en matière encore plus douloureuse qu’une sonde anale implantée par des aliens. Après le fou anglais c’est au tour de notre jon spencer blues explosion de faire un tour en camion chez les red hot pour la meilleure sauterie chez les keupons depuis des lustres. Même les clash sont de la partie. (Mr you on fire Mr). C’est de la folie rien n’est fait pour calmer le feu (au cul) sacré de cette bande. Dans la folie on ne lésine sur rien, même le gras pour que tout glisse (loose nuts on the veladrome). On continue dans les titres à rallonge (the garden was crowded and outside) dans cet esprit de ravager vos oreilles et vos corps, car comment ne pas ressembler un moment à un autre à beavis and butthead en écoutant cette musique. Même dans l’essence du punk on sait se mettre en sourdine sans oublier la veine revendicative (trumbling walls buried me in the debris with ESG). Quand la sourdine est impossible c’est la soupape de sécurité qui siffle afin d’expurger cette tension active (nothing is ever lost or can be lost my science friend). Mais tout n’est pas possible et quand le groupe balance son We live NE of compton c’est pas le moment de sortir, à moins d’être protégé contre les morsures de bitt bull féroce. La montée en puissance continuera encore jusqu’à ce que l’on rencontre que très rarement, un monument, une fresque sonore, l’apogée de la tension active, un morceau dans lequel Ian curtis se serait lové sans problème. This dust makes that mud est un monstre de 30 minutes qui arrangera vos fin de mois difficile en expurgeant un énervement lattant. Enregistré dans le fond des ténèbres, ce morceau nous montre un groupe luttant contre le feu en lui criant dessus. Rage against the fire ridiculise pour des années-lumières le rage against the machine. Liars va rentrer avec ce morceau dans un panthéon irrationnel car follement débridé. Liars sûrement pas pour vos oreilles qui devraient vous redemander de se faire nettoyer par l’un des meilleurs disques de cette années. La vérité méritait d’être dite.




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