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  • 29 août 2008 /
    Stupeflip
    “Stupeflip & je fume pu d’shit”

    rédigé par Gérald de Oliveira
    2 votes
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Il y a de ces rencontres qui risquent de vous marquer à vie. C’est soit une ritournelle implacable à la Pascal Obispo une sexe attitude à la Herbert Léonard ou une beauferie à la Carlos. Ne rigolez pas, non car même stupeflip, le truc stupéfiant cite ces trois merdouilles au milieu d’un inventaire cruel de trente ans de chansons françaises comme une visite dans un cimetière pour la plupart souhaitée pour d’autre malheureusement réelle. Comme les zot, est le deuxième titre du ep, stupéfiant de stupeflip, le "crou" le plus inattendu dans ce cimetière français. Entre guitare rageuse et Hip Hop hardcore, King ju, MC Salo et Stef délivrent les énergies d’une terre nourrie par des pulsions vengeresses. Depuis la fin quasi certaine des Beastie boys, on pleurait la fin de ce Hip hop déconnant et multipiste qui faisait notre bonheur, et c’est vraiment le ventre en deux que l’on imaginait une supposée relève française. En deux ep’s, stupeflip pourrait bien nous faire rire jaune face à tant de supputations malvenues. Stupeflip chanson manifeste du "crou" est une mise en abîme du politiquement correct à grand coup de nez rouge et de couteaux de cuisines en plastique. Porté par un clip hallucinant et terrifiant (si si le type en kamikaze fait flipper), stupeflip s’ouvre en version prière par un détournement quasi situationniste. Beaucoup de travail, comme pour un album d’astérix devrait être "l’avant-propos" de toutes les productions dignes de ce nom, mais stupeflip en est le réel destinataire. Sur le second ep, c’est un ping-pong entre deux morceaux, délicieusement phagocyté par un Jacno plus tendance que jamais. Un je fume pu d’shit sautillant et ironique se verra complètement détruite par un j’refume du shit, qui en dehors de ce côté plus que déglingué, est porté par une réelle ambiance pointue et magnifique. La plus grande démonstration par l’absurde de la nécessité de rendre le vert consommable. Stupeflip veulent terroriser, et c’est via le et 1, et 2, et 3, morceau promis à un statut culte pour l’éternité, qu’ils assènent une rage brûlante, à s’en couper le bras à la scie le rire aux lèvres. Stupeflip et un truc stupéfiant, et malgré la loi, il est d’utilité publique de le consommer, comme pour mieux nettoyer notre pays de cette trop longue page du terrorisme variétal au nez rouge parodique et aux coupes de cheveux ridicules. Stupeflip ne feront pas parti des zot, ils seront …et c’est tout. ÉNORME.




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