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Il m’a fallu une bonne dose de patience et d’humour sur moi-même pour daigner écouter un cd de guitare commençant par la leçon numéro 1. Non pas que la six cordes me donne des boutons mais celle-ci peut vraiment m’exaspérer quand elle est le prétexte d’une démonstration d’un virtuose chiant à la Satriani pensant plus à la performance qu’à l’écriture. Glenn Branca a parfaitement compris cela, convainquant même Thurston Moore et Lee Renaldo à en découdre sur un Bad Smells qui longe les rives d’un fleuve en perpétuel renaissance. Glenn Branca penche plus vers la musique concrète (dissonance) que vers les cavalcades et autres gonflements de torse d’un Guitar Hero plus accroc à faire jouire son instrument que les oreilles de son auditeur. Au fin fond d’une malle en osier dort une six cordes poussiéreuse mais docile, ne demandant qu’à se prendre par derrière montrant son avant tendu vers la seule mission qui lui est agréable, celle de sortir d’elle un flot de sons qui méritera de changer son propriétaire et de lui graver le nom de Glenn Branca.




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