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Le retour du crou (l’unique) été attendu par tous ceux qui avaient pris en pleine tête un disque vérolé de partout. Un retour en pleine canicule, un retour plus lourd, plus pesant, un disque malade qui ne nous laisse comme unique poche d’air de rares excursions dans une pop très 80’s circa Élie et jacno, ou par une méchante suite aux flatulences de Youn et sa bande (pop hip’s revenge). Groupe cramé de l’intérieur, Stupeflip est plus brûlé de l’intérieur que brûlant le décor qu’il supporte. Le crou dénonce certes un milieu dans lequel il évolue et au sein duquel il avance, mais la morsure et si profonde que la crédibilité n’est pas un vain mot, en témoigne un west région’s inquisitors terminal, terrible constat d’échec et de l’impossibilité de joindre les deux bouts de notre existence sans éviter les coups de ciseaux. N’en déplaise à certains, et à mon supposé bon sens en premier, il y a peut être plus d’honnêteté dans la moindre seconde d’un riff ou d’un cri de stupeflip, que dans la discographie complète de IAM ou même d’une anthologie de folk revendicatif. J. Barthélémy porte une croix que d’aucun prendrait comme un signe extérieur d’opportunisme, alors que la plaie est béante. Très grand disque malade, ce deuxième opus de Stupeflip est un monstre d’auto flagellation de constat froid de sa propre posture. Je suis votre apôtre.




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