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La question avant d’ouvrir le superbe package du premier album de triptonic était de savoir si le groupe allait tenir ses promesses, ou rester en panne à l’image des cinq personnes de la pochette de 10 short tales. La réponse sera pas rapide, car derrière son aspect direct, cet album manie avec une aisance rare le mélange des genres, passant d’un morceau à l’autre d’un style à l’autre. Si ce n’est par le post rock que l’on attaque (testing) c’est par une pop rock inspirée (drifting away) que l’on nous accueille dans le hall d’entrée. Le risque était grand de se perdre de faire de cette aventure un chemin de croix, jouant du gris plutôt que de passer du noir au blanc. Paraphrasant alors mon voisin récurant d’un train de banlieue, dans ce wagon c’est soit on cuit soit on pèle. Triptonic doit prendre les mêmes trains, aimer autant les pop songs que….les pops songs. Car perdu à mon tour à court de carburant (mes piles) j’en oubliais que le post rock d’ouverture sera la seule entorse à ce qui aurait pu nous arriver d’outre manche ou atlantique (le fantastique going nowhere). Perdu dans mes pensées je décidais de tout recommencer pour enfin avouer, mon erreur, ma froide perception et mon infatigable envie de donner à l’instant sa vérité pour l’éternité. Sauf qu’ici un groupe vient de me promettre d’être l’un des seuls à pouvoir éviter le désert dans ses aventures. Plus aucun doute, plus qu’à rougir, je me suis trompé et je suis en cale sèche. On se retrouvera, sans que la mort ne soit là. A découvrir absolument.




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