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J’ai toujours trouvé que 5 Rue Christine était un excellent nom de label. " Wooden Wand and the Vanishing Voice " est un groupe essentiel, dans la lignée d’un " Davenport ", ou proche parfois de la folie tribale de " The Sunburned hand of the man ". " Gipsy freedom " semble parfois le plus inégal, quelques morceaux venant faire tache au beau milieu de cet élan de folk diabolique. Un groupe recherchant toujours derrière la vieille armoire, se penchant sous leur lit le soir désespérant de ne voir ni monstres, ni billets. " Gipsy Freedom " commence par un morceau très épuré à la voix et à la trompette, une bonne idée avant d’entamer la spirale psychédélique. La suite est un déferlement de noirceur, de psychédélisme malsain, comme un mauvais trip de LSD. Mais finalement on s’y fait et plutôt bien. Quelques étrangetés comme " Don’t Love the liar " étonnant, démarrant comme un mauvais disque de heavy metal des années 80, prenant forme après quelques secondes pour donner un morceau court de folie passagère. Le reste du disque est fait de longs et épatants morceaux, à la fois rythmés, vous faisant rentrer dans la danse, à la fois folk songs imparables dont ils ont le secret et dont ils parsèment systématiquement leurs disques. Les plus beaux morceaux de folk sont l "œuvre de ce groupe. Il y en a peu, un ou deux, par disque, mais ils méritent la recherche. On fini, enfin quasiment, sur l’antépénultième pépite, épique, d’une vingtaine de minutes, comme si " The Sunburned Hand of the man " avait hanté ce morceau avant d’aller se coucher, fatigué d’avoir traversé des fourrés de ronces en chantant du blues. La voix écorchée forcément. Un disque riche et puissant, diabolique et transcendantal, une vraie merveille. Une autre conception de la beauté. En vous remerciant.




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