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Compagnon de route de la première heure de Yann Tiersen (étudiants, ils ont joué ensemble dans le groupe Bouffé par le Crabe), le multi-instrumentiste David Delabrosse œuvre depuis une bonne vingtaine d’années dans une variété française de qualité, option ligne claire – production caressante, paroles aigres-douces, mélodies sensibles ; l’on tracera un cercle reliant entre eux Mathieu Boogaerts, Alain Souchon et Yann Savel – au centre : le lait de la tendresse humaine. Avec ce quatrième opus, le Rennais nous offre un recueil de chansons concises, espiègles et sans affectation, dont les textes faussement légers et le charme suranné agissent comme un remède au défaitisme ambiant. De l’accrocheuse Les mots modernes, portée par un beat feutré, des guitares folk et des arrangements ciselés, à la ritournelle testamentaire En cinquantaine, David Delabrosse questionne le temps qui passe tout autant que l’avenir incertain, injectant dans ses compositions une pincée de funk (le groovy Une longue lignée), de bossa-nova (Envie de changer) et d’îles ensoleillées (le chaloupé On a beau se connaître). Plus loin, la délicate Comme des fantômes a des faux-airs de Foule sentimentale, tandis que la rengaine Ta story s’aventure sur les terres de Tryo. Épaulé par Piednoir sur la mélopée Équilibre délicat, David façonne ballade tournoyante (Une vie en l’air), pop catchy (Peter Pan), comptine équilibriste (Super quinqua) – les registres varient, pas l’artiste, assurément bienveillant. Ligne claire, horizon dégagé.




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