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Tout se passait normalement, Memory faisait office d’hameçon à l’appétence évidente, tout était là pour nous donner envie de pousser vers This Grey qui elle plantait le décor. Ambiance lourde, du hardcore tapageur et lourd dans sa rythmique, manipulateur d’un hachoir à la guitare et chant choral comme pour enterrer les espérances d’un monde calme.

Naked, nouvel album de Jack and the Bearded Fishermen, avait dés lors déjà offert des clés pour nous donner envie d’ouvrir ou non les portes suivantes et arriva Drones. Devenu l’un des mots de l’année entre ceux envoyés par les Russes et ceux qui remplacent nos feux d’artifices, Drones est alors une des chansons de l’année. Tuerie multicouche (prévoyez des étais dans les salles de concert, les fissures du toit son à prévoir.) ce morceau n’habille pas l’espace, il le souffle. Suivra une collaboration avec les Nantais de Watertank sur Melt Into Oddity, titre sorti des hauts fourneaux. Arrive alors la chanson titre (découpée en deux morceaux), Naked qui semble avancer dans un milieu semi-aquatique, inquiétant, car suscitant chez nous la crainte d’une éclosion (à vous d’écouter si celle-ci arrive). The Cave reprend le chemin, Second Shot prolonge en pilonnant, comme si un tunnel devait être creusé pour rejoindre Naked II, sorte de chapelle dans laquelle les Bisontins semblent chercher la sérénité et le repos. Puis l’heure de la lutte reprend ses droits avec Summit Glow et ses accents venturiens (on pense souvent aux Lausannois), avant de finir sur le bien nommé Lost Lines et ces lignes de basse amis et ses guitares comme le pendant lumineux à ce son ombrageux. Et c’est là toute la force de Naked de nous proposer un disque d’ombre et de lumière sans se trahir, de savoir nous plonger dans les abîmes tout en nous laissant des lignes d’espoir. Une mise à nu épatante.




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