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« La première règle du Bipolar Club, c’est qu’il n’y a pas de règles ». S’inspirant du Fight Club de David Fincher, le quatuor toulousain Bipolar Club puise ses mots dans un champ lexical post-apocalyptique, fait de virulence désabusée et de constats sociologiques cinglants, à l’image d’Egotrip qui, après une introduction bourdonnante drapée de guitares arpégées, nous rappelle les riches heures de la fusion metal hexagonale, No One Is Innocent en tête – du rock de friches industrielles, à la production compacte, du rock scandé, jamais la tension ne retombe. Plus loin, le grunge Entropie s’avère plus mélodieux, tandis que le chanté parlé Le Rock Est Mort s’aventure dans la noise hardcore, et que le garage psychédélique Agonie, beat lourd et lent jusqu’à l’hypnose, évoque The Brian Jonestown Massacre. Après deux EP remarqués (Miroir & Issue puis Vertigo), le Bipolar Club franchit haut la main le cap du premier album : on sait qu’irrémédiablement l’entropie aboutit à la perte, à la déliquescence, au chaos - ici, il n’en est rien. De la ballade Égaré et son final hard FM, à la mélopée très Muse de We All, en passant par l’atmosphérique Back In The Hole (comment ne pas penser à Soundgarden ?), le groupe dépasse le cadre du rock alternatif pour plonger dans le punk, l’indus et le metalcore, jusqu’au conclusif heavy prog Sonnet. La violence des décibels contre celle du monde réel, non, le rock n’est pas mort.




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