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Pas prévu d’évoquer le nouvel album de l’australienne Mereki Rose Beach, mais la grisaille parisienne, mais le sourire tendre sur la pochette du bien nommé Buttercup, envie de soleil, hop, on se lance. Enregistrées à Londres, les dix compositions ciselées de ce recueil lumineux oscillent entre ritournelles folk pop (l’inaugurale Tru Luv, chant délicat, piano arpégé, guitares égrenées, un bonbon), ballades californiennes (l’orchestrale Hollywood Sign) ou groovy (Bunny Soft, radieusement mélancolique), et jangle pop (la scintillante Sunflower Smile, toute en retenue malgré sa rythmique alambiquée). Avec un entraînant Save Yourself qui ne déplairait pas aux Wet Leg, Mereki sort les (mini) crocs et se lance - claviers cheap à l’appui - dans une irrésistible pop garage électrifiée, tandis que le théâtral Stuck In Paradise, démarrant comme un slow synthétique avant de virer trip-hop, rappelle Isobel Campbell, et que le vaporeux Aeroplane Mode, ambiance western crépusculaire, final luxuriant, parfaite conclusion d’un disque assez court (10 titres, 33 minutes), lorgne du côté de Lana Del Rey. Rien d’extravagant ou de mémorable, mais des influences nobles (le groovy Real Real Love réveillera le souvenir des girls groups sixties), saupoudrées d’arrangements lounge et de chœurs réverbérés : à l’image de la radieuse Honey Hurricane, le modeste (ni frime ni effets de manche) Buttercup s’avère attachant et répond à la promesse affichée sur son attendrissant visuel – feelgood.




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